4 générations en quête de reconnaissance

Le blog du Happy Learning
entreprise 4 générations et une quête de reconnaissance

L’entreprise, en plus de faire face à des enjeux technologiques et de transitions majeurs, doit également faire cohabiter au total 4 générations en son sein : des derniers baby-boomers à cette génération Z, qui n’hésite pas à casser les codes. Et chacune, forcément, a un rapport au travail différent, en fonction de la société dans laquelle elle a évolué. Si tout semble les opposer, il y a bien un dénominateur commun que l’organisation peut utiliser comme levier puissant de lien social et culturel : la reconnaissance.

De W à Z, à chaque génération, son rapport au travail

  • La génération du baby-boom (ou W), née au lendemain de la Seconde guerre mondiale, a été celle du dévouement et de la fidélité au travail. Au-delà de la notion pure d’activité rémunératrice, le travail était un intégrateur et un marqueur social fort. Bref, une génération dont les maîtres mots auront été effort et ascension.
  • A suivi, derrière elle, la génération X, née entre 1960 et 1980. C’est en sorte la “génération sacrifiée”. Les Trente Glorieuses et le plein emploi ont fait place à la crise… Cette génération réalise que les diplômes ne suffisent plus pour atteindre les sommets. C’est aussi une génération ambivalente : sage, docile dans l’entreprise, mais qui porte des combats nouveaux, dont celui de la place de la Femme au travail, ou de la séparation de la vie professionnelle et personnelle. 
transgénérationnel en entreprise
  • La génération Y est née au tournant des années 80. Confrontée de plein fouet aux difficultés économiques et à l’avenir complètement incertain, elle intègre très vite que l’entreprise ne lui offre plus ce qu’elle garantissait avant :  salaire digne, logement, pouvoir d’achat, évolution de carrière. La génération Y s’est construite sur une fidélité très moyenne, et à même intégré la possibilité de devoir créer son propre emploi (avènement de l’auto-entreprenariat) pour échapper au chômage ou à la précarité. Il y a chez cette génération Y un besoin de sens et de bien-être assez caractéristique.
  • Désormais, c’est la génération Z qui pousse la porte des entreprises, sans hésiter à s’affranchir des codes du passé pour recréer les siens. Si l’incertitude économique fait partie du paysage, la confiance est revenue. La génération Z est plus positive, et moins introspective que la précédente. Même si elle a pris ses distances par rapport à l’entreprise qui ne lui assure plus un emploi stable ou à vie, c’est là qu’elle souhaite s’épanouir. Digital native, cette génération est un pilier de la transition technologique. Mais cela ne lui suffit pas. Ce qu’elle recherche avant tout, c’est se construire sur des relations humaines fortes, basées sur la coopération, la stabilité et la durabilité.

Des attentes de reconnaissance différentes

Si les générations de travailleurs se suivent mais ne se ressemblent pas, cela ne signifie pas que tout les oppose. Au contraire ! Elles sont investies des mêmes aspirations fondamentales dans leurs relations sociales : transparence, communication, humanité, bienveillance… et reconnaissance de ce qu’elles sont, de ce qu’elles font et savent faire. Si le terme de conflit intergénérationnel est souvent avancé, les spécialistes s’accordent à dire que cette réalité n’est pas vraiment ce que l’on observe sur le terrain. Quand il y a conflit, ce sont plus souvent des conflits de personnes, donc de personnalités.

Quoi qu’il en soit, arriver à mixer ces générations est un véritable défi, et toutes les directions ne sont pas encore prêtes à mettre au coeur de leur culture d’entreprise les vertus du transgénérationnel. Pourtant, leur besoin de reconnaissance peut être une vraie opportunité pour actionner un plan de circulation des compétences vertueux. On vous explique…

transgénérationnel en entreprise

Pour tous, un fort besoin de reconnaissance

Une étude publiée par Cadremploi et Deloitte montre que 7 salariés sur 10 expriment un manque de reconnaissance de la part de leur hiérarchie. Pourquoi ? Une question avant tout de culture. Notre système éducatif nous ayant très tôt habitués aux contrôles et aux sanctions, nous serions culturellement enclins à regarder ce qui ne va pas, plutôt que de souligner ce qui va bien.

Il existe en définitive 4 formes de reconnaissance. Celles des résultats, mais aussi celle de l’individu en tant que personne (traiter avec respect, donner la possibilité d’exprimer ses idées), celle des compétences et de la qualité du travail, et celle qui est le parent pauvre de toutes les organisations, malgré le fait qu’elle est très demandée : celle des efforts (et avec elle l’idée de méritocratie). Même si les résultats ne suivent pas toujours, quand des individus, seuls ou en équipe, font des efforts significatifs, il est important de faire du renforcement positif. Si une organisation appliquait les 4 formes de reconnaissance, elle deviendrait véritablement vertueuse.

Le partage de connaissance pour booster la reconnaissance

Comment faire pour que ces 4 générations puissent compter les unes sur les autres, et se compléter. Le partage de savoirs est une solution naturellement pratiquée dans les organisations, souvent de façon informelle, imposée et verticale. Il est commun de demander aux plus expérimenté.e.s de former les jeunes recrues. Pourtant, avec le changement de paradigme qu’engendre la révolution digitale, il serait désormais opportun de compter sur la génération Z pour épauler dans cette transition technologique ceux qui ne sont pas nés dedans.

Et nous l’avons expérimenté à de nombreuses reprises lors d’ateliers avec Skilltroc : le partage de connaissance mène systématiquement à 3 types de reconnaissance, et ce, quelque soit l’âge des participants.

  • la reconnaissance de l’individu, pour ce que la personne offre à la communauté et pour ses qualités humaines (attention, bienveillance, écoute, empathie…).
  • la reconnaissance des compétences qu’elle partage avec ses pairs dans un atelier ou un tutoriel.
  • la reconnaissance de ses efforts à participer et faire vivre la communauté apprenante, c’est-à-dire la communauté des personnes qui échangent ce qu’elles savent sur notre plateforme collaborative 100% privée et personnalisable pour entreprise et réseaux.

Rappelons, que la notion même de feedback et de renforcement positif est intégrée à la solution, ce qui permet et facilite l’apprentissage de la pratique de l’expression de la reconnaissance.

animer une communauté apprenante avec Skilltroc

En conclusion…

Il est important de composer avec les forces en présence : l’expérience et la méthodologie des W et X et la bonne maîtrise des technologies et l’adaptabilité des Y et Z. L’entreprise doit prendre cette cartographie des âges comme une opportunité, mais la gérer plus horizontalement en capitalisant par exemple sur une communauté apprenante interne, transgénérationnelle, bienveillante et ouverte, qui sera prompte à témoigner de la reconnaissance par la transmission de connaissances.

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